Enceinte - Tome 1 : tout un parcours de la grâce de Dieu
- 19 août 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 déc. 2025

Cette fois, je viens ouvrir mon cœur...
Il y a une expérience dans la vie que je ne pense plus revivre. Non pas parce que je n'en ai pas profité, mais parce qu'elle m'a laissée une blessure profonde. Je suis en train d'en guérir petit à petit, et j'espère que ce processus n'ira pas jusqu'au 18ᵉ anniversaire de mon fils... Pourtant, au milieu de la douleur, cette expérience a été l'une des rares fois où je me suis sentie bénie, vulnérable, et forte à la fois.
Tomber enceinte, c'est tout un parcours de la grâce de Dieu. Je comprends assez bien celles qui suivent les règles et qui n'ont pas cette grâce, et qui se retrouvent frustrées. Je ne me permettrai d'ailleurs pas de juger celles qui choisissent d'interrompre leur grossesse. C'est un choix assez difficile à faire, parfois qualifié de lâche par certains... mais je n'irai pas là.
Car, sans vouloir paraitre intransigeante, lorsqu'on reçoit de Dieu le privilège de sentir un ADN se tisser en soi, il y a certaines questions qu'on devrait se poser. Comment réduire un futur bébé - dont le cœur bat déjà - à une simple cellule ? Même dans le cas des grossesses dites "œufs clairs", où l'organisme trompe par des leurres, il reste que la vie, quand elle est bien présente, ne devrait pas être traitée comme insignifiante.
Je reviens de loin. La première fois que je suis tombée enceinte, j'étais naïve, complètement. Je ressentais cette chaleur grandir en moi, ces frissons, cette lourdeur nouvelle. Mes sens s'étaient aiguisés. Puis, lorsque l'hôpital a confirmé, j'avais littéralement envie de sauter de joie. J'étais si heureuse, si seule pourtant... mais décidée à saisir cette grâce. Et même si le futur papa n'était pas enthousiaste, que je lui en ai voulu, je savais que la responsabilité m'appartenait.
Ce fut l'un des parcours les plus pénibles de ma vie, surtout que je n'étais pas alors en marche avec Dieu. Les 3 trimestres les plus corsés de ma vie. Entre 2018 et 2019, j'ai traversé des ténèbres, mais je me devais de tenir le coup. J'avais eu des signes précoces, des occasions de "choisir autrement", mais je n'ai jamais pu m'y résoudre.
Il y a eu des moments où je me suis sentie punie. Des moments où je me suis demandée pourquoi je gardais cet enfant. Mais, après chaque rendez-vous prénatal, je reprenais courage. En fait, je l'aimais en dépit des difficultés, je l'ai aimé dès le premier battement de cœur, et j'ai dû tisser mon cocon précaire du reste d'amour brut qui me restait de ma relation avec son père.
Puis vint l'accouchement... une douleur indescriptible. On dit que c'est comme si tous les os du corps se brisaient en même temps. Moi, je dirais que c'est encore plus. J'ai senti ma vie passer. J'ai senti mon souffle passer. J'ai eu l'impression qu'on me déchirait les entrailles, qu'on me tailladait la peau, qu'on plantait des piques acérées dans mon corps, tout ça au même moment. Et la douleur de mon cœur, la douleur de ma colère et de ma rage rendait cette douleur physique encore plus vive.
Mais là encore, Dieu est intervenu. J'ai crié à lui, et il nous a délivrés, moi et mon bébé. Par ailleurs, il a même mis sur mon chemin une équipe médicale particulièrement indulgente et compréhensive.
Je suis sortie de là, traumatisée, et pourtant investie de nouvelles responsabilités. Comme beaucoup de femmes avant moi, j'ai été jugée, moquée, rabaissée. On m'a traitée de stupide, parfois même de bête. J'ai eu l'impression d'être laissée pour compte. Mais au milieu de ces tempêtes, j'ai appris à aimer mon fils sans me laisser couler, j'ai appris à ne pas m'oublier. Puis, une lueur d'espoir a fini par apparaitre au bout de l'horizon, et j'ai pu reprendre certaines activités, reconstruire un bout de ma vie.
Toutes les fois où je suis tombée enceinte - et cela m'est arrivé deux fois - j'ai toujours eu la grâce de le savoir tôt. J'ai donc toujours eu le choix. Et malgré les difficultés, Dieu m'a permis de tenir debout. Même quand je n'étais plus sûre de pouvoir y parvenir moi-même.
Je voudrais profiter de cette histoire pour encourager une femme, une jeune fille. Je voudrais demander humblement aux mariées sans enfant d'attendre leur miracle et aux jeunes filles de pouvoir se préserver. J'ai aussi conscience qu'il y a des choses bien pires qui se passent quand les portes se ferment sur certaines d'entre nous, mais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Et le plus grand espoir que nous puissions avoir, c'est de croire en Dieu, de recevoir Jésus-Christ.
Pour l'instant, la grâce de Dieu est encore accessible. Nous ne savons pas quand elle se fera moindre, alors, le mieux serait d'accepter Christ tant qu'il est encore temps, et ce, peu importe là où on en est de sa vie. Même dans le plus crasseux et le plus ténébreux des trous, Jésus-Christ est capable de restaurer.
Une autre fois, je vous raconterai comment j'en suis arrivée à m'agripper à Dieu de toutes mes forces, mais d'ici là, gardez la foi que Dieu existe et qu'importe ce que vous traversez, sa grâce surabonde et surpasse tout entendement.
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